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Nice Jazz Festival 2022 - Présentation de programmation et de l'affiche

Nice Jazz Festival 2022

Présentation de la Programmation



A quelques mois de cet évènement très attendu par les Niçois et tous les amateurs de jazz et de musiques actuelles, Christian Estrosi, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Président délégué de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur et Sébastien Vidal, Directeur Artistique du Nice Jazz Festival ont levé le voile, ce vendredi 8 avril 2022, sur les grands noms d’envergure nationale et internationale, les légendes du jazz

et les découvertes d’aujourd’hui.

Une programmation éclectique pour ce qui s’annonce comme le rendez-vous

immanquable de l’été !


Après deux ans d’incertitude liés à la crise sanitaire, le Nice Jazz Festival va retrouver

ses 2 scènes dans le cadre unique de la place Masséna et du Théâtre de Verdure

pour sa nouvelle édition du 15 au 19 juillet 2022.


VENDREDI 15 JUILLET 2022

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EMILE PARISIEN SEXTET « LOUISE » FEAT. THEO CROKER

Scène Théâtre de Verdure – 19h30

Figure essentielle d’un jazz français créatif et inspiré, Émile Parisien a parcouru ce début de siècle comme peu ont su le faire : jeune pousse de Marciac au tournant des années 2000, le saxophoniste alto et soprano s’est appliqué à explorer la tradition et l’histoire tout en les dépassant largement. Une évolution qui doit beaucoup à la curiosité d’Emile Parisien, dont le profil d’étoile montante du jazz s’est peu à peu affiné pour laisser transparaître un artiste plus complexe à l’esprit aiguisé, au-delà d’évidentes apparences. Depuis ses collaborations avec Daniel Humair, Vincent Peirani, Joachim Kühn ou Michel Portal jusqu’aux innovations aux côtés de Jeff Mills ou avec son Quartet chez ACT, Emile Parisien s’est imposé, en France et à l’échelle européenne, comme le catalyseur d’idées nouvelles, jusqu’aux confins de territoires balisés (au sein, dernièrement, du projet XXXX, aux côtés de Wollny, Lefebvre et Lillinger, toujours chez ACT). Une philosophie toute trouvée pour le futur nouveau sextet d’Emile Parisien, baptisé Louise, aux côtés des Français Roberto Negro et Manu Codjia, grâce auquel le saxophoniste franchit l’Atlantique pour s’associer aux Américains Joe Martin, Nasheet Waits et Theo Croker. Son projet le plus ambitieux à cette date, à n’en pas douter.

LADY BLACKBIRD

Scène Massena – 20h00

Marley Munroe aka Lady Blackbird n'avait pas l'intention de déclencher une révolution. Pourtant, c'est exactement ce qu'elle a fait. Le 27 mai 2020, la chanteuse basée à Los Angeles, a sorti son premier single, une reprise du célèbre « Blackbird » de Nina Simone, référence dans la lutte pour les droits civiques. Près de six décennies plus tard, l'assassinat de George Floyd, survenu deux jours avant la sortie de la version de Lady Blackbird, a donné à cette nouvelle interprétation une puissance coïncidente mais non moins brutale.

Minimal mais riche, classique mais d'actualité, à la fois doux et puissant, Black Acid Soul, le premier album de Lady Blackbird, lève le voile sur une artiste fantastique à la personnalité intense, au talent inné et à la voix envoûtante. Entre reprises et originaux, les 11 titres qui le composent constituent un univers propre à Lady Blackbird et font d’elle l’une des meilleures nouvelles voix du moment. Êtes-vous prêts à vous envoler avec Lady Blackbird ?

NDUDUZO MAKHATHINI

Scène Théâtre de Verdure – 20h45

Nduduzo Makhathini est à la fois jazzman et shaman. Il a grandi dans les collines luxuriantes et accidentées de Umgungundlovu en Afrique du Sud, un paysage périurbain dans lequel la musique et les pratiques rituelles étaient liées en symbiose. Né dans une famille de musiciens, son amour pour la musique a commencé très jeune. L’Église a également joué un rôle important dans son intérêt et sa compréhension de la musique, puisque dans ses jeunes années, il allait d’église en église à la seule recherche de musique. Les légendes du jazz sud-africain sont également de véritables influences, et plus particulièrement Bheki Mseleku, Moses Molelekwa et Abdullah Ibrahim. Professeur et chercheur, Makhathini est le chef du département musique de l’université de Fort Hare, dans la province du Cap-Oriental. Il s’est produit à de nombreux festivals réputés tels que le Cape Town International Jazz Festival et l’Essence Festival (à la Nouvelle-Orléans et en Afrique du Sud), et en 2019 il a fait sa première apparition au Blue Note Jazz Club de New York. Il jouera à Nice le répertoire de « Modes of Communication : « Letters from the Underworlds » : un Jazz très spirituel qui prend sa source dans les musiques sud-africaines et se teinte de couleurs coltraniennes.

CURTIS HARDING

Scène Massena – 21h15

Auteur-compositeur-interprète, batteur, guitariste et producteur : Curtis Harding a créé sa propre synthèse de soul, de rock, de blues, de gospel, de psychédélisme et de R&B. Il appelle ça le « Slop and Soul ». Le “ slop “ c’est une mixture boueuse, pour Curtis Harding ça symbolise la culture du Sud des Etats-Unis, quant à la soul c’est celle de son héritage. Les chansons d'Al Green et Sam Cook qui l’ont bercé et sa mère choriste de Gospel qui le faisait chanter dans les églises. Des années plus tard, installé à Atlanta, il rejoint le groupe de Cee-Lo Green et s’est lié d’amitié avec les Black Lips – il joue aussi dans Night Sun avec Cole Alexander. Une certitude : Curtis Harding n’aurait pas pu faire autre chose que musicien. Et l’on s’en réjouit à l’écoute d’un premier album sorti en 2015 baptisé « Soul Power ». Un titre qui colle parfaitement à ce garçon aux allures de star – comme le rappellent ses accointances avec la marque Yves-Saint-Laurent et son créateur Hedi Slimane – puisqu’il excelle dans le rhythm’n’blues vintage et les chansons qui transpirent la sensualité et le groove. Deux ans plus tard, le prodige revient frapper fort avec son nouvel opus « Face Your Fear » paru à l’automne 2017. Mélangeant garage-rock, soul et gospel à foison, Curtis Harding continue d’ouvrir grand la porte de ses influences musicales toujours aussi riches et impressionnantes. En 2021, Curtis Harding a de nouveau marqué un retour attendu avec l’album « If Words Were Flowers » : il invoque plus que jamais le spectre du grand Curtis Mayfield et prouve, avec strass et paillettes, qu’il ne partage pas le même prénom avec le roi de la soul pour rien.

CHRISTIAN MCBRIDE & INSIDE STRAIGHT

Scène Théâtre de Verdure – 22h30

Voici le 12ème album de l’élégant contrebassiste Christian McBride, moment intense de pur bonheur, entouré de musiciens de rêve dont l’excellent vibraphoniste Warren Wolf, pour ce Live at Village Vanguard. Inside Straight est le quintet qui a inauguré la collaboration de McBride avec Mack Avenue Records (sortie de Kind of Brown en 2009). Les deux enregistrements live du bassiste à la tête de ces deux ensembles ont eu lieu au cours d’une période consécutive de deux semaines en décembre 2014, un engagement rare offert uniquement aux artistes de jazz les plus vénérés par le club de jazz de référence aux USA. Comme toujours, sous un aspect relativement classique Christian McBride explose, dans ses compositions et interprétations, proposant au coeur de cet album un magnifique hommage à Maya Angelou, que certain appelaient Dr Angelou, auteur, essayiste et poétesse américaine dont le travail portait autour des droits civiques et décédée en 2014. Car Christian McBride, c’est aussi un intellectuel, qui oeuvre aussi pour la communauté noire américaine, et un des dignes représentants, comme Wynton Marsalis, de l’histoire de la musique noire américaine au travers du jazz. Live at Village Vanguard est en ce sens l’héritage de toute une culture. Les amateurs d’un jazz classique ne s’y perdront pas, et les amateurs d’un jazz moderne salueront l’inventivité et la qualité des compositions.

IBRAHIM MAALOUF « CAPACITY TO LOVE »

Scène Massena – 23h00

Ibrahim Maalouf, l'instrumentiste français le plus populaire de la scène musicale française, crée à nouveau la surprise pour son 16ème album avec un programme inédit où il pousse la porte du hiphop. Né à Beyrouth en 1980, sa carrière l’a amené́ à voyager à travers plus de 40 pays dans le monde et à se produire dans les plus prestigieuses salles de spectacles. En 2016, il entre dans l’histoire en devenant le premier jazzman à remplir la plus grande salle de concert en France. Il se produit le 14 décembre 2016 à l’Accor Arena de Paris Bercy pour un show historique affichant complet plus de 8 mois à l’avance. La même année, il est qualifié́ de « virtuose » par le prestigieux quotidien new-yorkais le New York Times. Récompensé́ à deux reprises par une Victoire du Jazz et par deux Victoires de la Musique, il est le seul instrumentiste à recevoir cette prestigieuse distinction en plus de 35 ans d’existence. Son amour pour le cinéma l’a amené́ à composer de nombreuses bandes originales de films. En 2017, il reçoit le César de la Meilleure Musique de Film, le Prix Lumière pour le film « Dans les forêts de Sibérie » et un Echo Jazz en Allemagne. Lors d’un concert au Montreux Jazz Festival en 2017, il est repér